C'est un peu faible mais nous savons par expérience de connaisseurs du site que Bar est tolérant.
C'est bâché jusqu'en début d'après midi mais en pilotes expérimentés nous savons qu'après la pluie vient le beau temps !
De mon côté je vois dans les différentes boules de cristal à ma disposition une bonne activité thermique avec de bons plafs.
Alors avec tous ces points positifs nous pouvons dire en toute confiance que la journée se présente sous de très bons hospices !
La journée idéale est là devant nous. Pourquoi hésiter une seconde ?
Après 1 heure de voiture il pleut. Ca se confirme le choix est le bon.
On prie Ste Germaine pour que la courroie de distribution de notre carrosse flambant neuf ne nous lâche pas.
On arrive chez Germaine.
Pas de voile en l'air. Pas de voiture sur le parking. On note une certaine logique.
Les locaux ne sont pas là, bingo nous sommes certains d'avoir fait le bon choix.
Le minibus des Migs arrive avec 6 pilotes fins prévisionnistes aussi.
Et puis de 12H30 à 16H00, c'est du flux d'Ouest qu'on a dans la nuque, quasi permanent. Parfois même un peu soutenu !
Et pourtant, de temps en temps, les flammèches en bas du déco semblent s'agiter (s'agiter est un bien grand mot) dans la bonne direction. Incompréhensible.
Pendant ce temps le ciel se dégage, de belles éclaircies se succèdent.
Les nuages dérivent avec un vent d'Est !
On a le temps d'en dire des trucs en 4 heures !
Hommes de peu de foi ! A 50 mètres de la chapelle Ste Germaine !
Après avoir vu sa voile jouer au rouleau de printemps trois ou quatre fois dans notre joli flux d'Ouest il renonce momentanément.
On est quelques résistants (on a piqué les clés des véhicules des conducteurs pour être sûr qu'ils ne fassent pas l'ultime erreur de partir alors qu'on le sent ça va être fumant !) à insister : CA VA VOLER !
On vole entre 15 et 30 minutes. Ca passe très vite en Nord provoquant une aérologie un peu spéciale.
Et puis ça se remet en place au déco.
On compte les voiles en l'air : 6.
Quelques pilotes ont l'agréable surprise de voir passer à quelques centaines de mètres à peine 2 mirages 2000 !
Après avoir mis nos 4 cerveaux en branle quelques minutes on en conclue qu'on a plus.... qu'à monter à pieds. En effet : 6 et 4 et bien ça fait 10 et on est arrivé à 10.
Vivement les véhicules autonomes !
En gros 40 minutes. Ca se fait bien.
Les salauds qui ont fait le tracé du sentier se sont juste amuser à placer un bon raidillon de 150 mètres pour la fin.
Il est 18H05, on a le temps de déplier et décoller.
On se retrouve trois à partager le site : Matéo, Philippe et moi.
On est dans une petite restit. Ca tient partout, même en avançant.
Je pose en dernier, vers 19H15.
On plie pendant que les Migs (excepté Matéo qui est avec nous à l'atterro) boivent une bière.
Les amateurs de chocolat chaud n'aiment pas la bière nous sommes donc condamnés à déposer Matéo au troquet SANS AVOIR LE DROIT d'y entrer. Il est un peu tard et il ne faudrait pas rater le marchand de sable :-)
La découverte aussi c'est que Windy, Meteoblue, Windfinder et toute la clique se sont mis d'accord pour nous offrir un poisson d'avril. On y avait pas pensé.
Ca vole tout le temps. On devrait y aller pour chaque sortie sans se poser de question !



Bon je sais que bon nombre d'entre vous vont me haïr mais j'ai l'habitude.
Et puis c'est le prix à payer pour ma disponibilité honteuse qui me permet d'aller voler si souvent.
Donc vendredi je suis retourné à Rigny.
Pour dire la vérité je n'étais pas le seul à venir deux jours de suite mais je ne veux pas balancer.
Donc vendredi l'herbe n'avait pas trop poussé et le champ était tout à fait utilisable.
Tous les ronciers coupés par Fabien, Thomas et François.L n'avaient pas eu le temps de s'en remettre.
Le soleil était là.
Le vent aussi mais finalement mieux axé que la veille et moins fort.
Bref des conditions pas idéales mais presque.
Ca va ? Vous me haïssez toujours ? Un peu plus peut-être ?
Attendez ce n'est pas fini.
Nous étions une quinzaine à tout casser sur le site.
Il faisait chaud mais pas trop.
L'ambiance était au top.
Les thermiques plus faciles.
Bon c'est carrément insoutenable là j'espère !?
Allez rassurez-vous ce n'était pas si bien que ça.
On a volé que deux heures chacun environ je pense.
Et puis des fois certains ont du remonter toute la pente. Au soleil. Avec l'aile sur le dos. Vous croyez que c'est facile, pendant que vous étiez assis tranquilles devant votre ordi ?
Franchement vous abusez d'être jaloux !
Vraiment j'étais crevé après ces deux jours à Rigny.
Je ne veux pas me plaindre parce que ce n'est pas mon genre mais j'ai attaqué le WE fatigué.
Voilà.
Comme ça ne fait que 16 ans que je vole j'ai appris un truc (merci JM) : c'est que quand c'est fort, on affale sa voile asymétriquement. Pour éviter l'effet Spi avec lequel je fais avoir très souvent.
Ce qui me vaut régulièrement de gratter le gazon, en position allongée souvent, sur quelques mètres.
C'est bien, ça enlève la boue qu'on a pu mettre sur la sellette à St martin ou à Eaux Puiseaux.
JM estime qu'à Rigny, site "chaudron" en NE, il y a en gros 1 à 2 heures de créneau compliqué au moment où la couche d'inversion "cède". Pendant ce créneau l'activité thermique est forte et désorganisée.
On l'a constaté vendredi où on a eu un créneau compliqué qui a duré environ 1H30 et pendant lequel les pilotes décollaient puis revenaient poser 5 mn après parce que les conditions et l'aérologie étaient bien pourries. Ça volait mais c'était désagréable voire stressant. Quand je vous dis que ce n'était pas si facile que ça cette journée !
Allez pour que vous en ayez pour votre argent je vous parler d'un truc que j'ai découvert en prenant les photos.
L'ombre de celui qui prend la photo est toujours auréolée alors que celle des autres pilotes ne l'est pas.
Au début j'ai cru que c'était MON ombre car j'étais peut-être l'élu !
En fait non. Même les autres manants découvrent le même phénomène. Quand ils regardent les ombres la leur est auréolée.
Ca fait un peu penser au spectre de Brocken. En moins beau et moins mystique c'est vrai.
Je mets une photo de vendredi et je remets une photo de jeudi afin que vous puissiez constater ce phénomène.
C'était les quelques mots du professeur Rolin.
J'espère que d'ici notre prochaine rencontre, que je souhaite imminente, votre haine à mon égard aura baissé d'un ou deux crans.
François




