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Le rassemblement des 5 parapotes

Nous nous sommes retrouvés le 12 septembre pour une semaine de séjour entre 5 parapotes à Saint-André-les-Alpes. Petit comité, mais grand par la qualité des participants : Lionel (le sage), Philippe Lucarain (le mélomane), Eric Vialette (le stratège), le zèbre (le… zèbre, donc), et votre serviteur (le seul à avoir apporté de la crème solaire après le premier coup de soleil).

 

 

Pour bien commencer, Eric et Philippe T. avaient réussi un coup de maître le samedi, jour de l’arrivée sur place : dégotter Olivier et Fred pour un vol de fin de journée à Courbons le samedi, près de Digne-les-Bains. Parce que rien ne vaut un baptême de l’air improvisé pour se mettre dans l’ambiance. Joli vol au-dessus du massif, avec des senteurs estivales… et le parfum de l’aventure qui commence.

 

Dimanche 13 : Le jour du Seigneur… et du décollage

La compétition de 120 pilotes anglais et irlandais sur Sainte André nous guettait, mais miracle : elle ne commençait que le lundi. Preuve que Dieu est parapentiste, ou au moins très organisé.

Eric a tenté l’A-R Dormillouse, mais s’est arrêté à deux doigts du but. Un peu comme quand on rate la dernière part de pizza.

Les autres ont fait de leur mieux, dans une météo clémente et un ciel bien rempli… par d’autres ailes. On était en radio-guidage sur les thermiques, mais en plus poétique.

 

 

Lundi 14 : Moustiers-Sainte-Marie, ou l’art de se perdre avec style

Conditions capricieuses à Saint-André ? Qu’à cela ne tienne, direction Moustiers ! Après avoir cherché le déco comme des touristes en plein Paris, tout le monde a fini par décoller. Preuve que même les parapentistes ont parfois besoin d’un GPS… ou d’un guide local.

Paysages à couper le souffle, vols de plus de 3h pour certains, et atterrissage sur la plage pour d’autres. Parce que se poser sur le sable, c’est toujours plus classe que dans un champ de vaches. Baignade et boisson bien méritée : la vie est belle quand on a des ailes.

 

 

Mardi 15 : Saint-André, ou comment voler comme des pros (ou presque)

La compétition avec 120 pilotes engagés ? Aucun souci. Grâce à leur organisation impeccable, le site était quasi vide. On aurait pu se croire en VIP, si ce n’est qu’on avait oublié les champagne à l’atterro.

Eric a enfin réalisé son rêve : un vol de 115 km en 5h. Et oui, même les parapentistes ont leur marathon. Pour éviter la vallée de l’Issole, il a dû improviser une fin de parcours… un peu comme quand on évite sa belle-mère en fin de soirée.

Fête prévue le lendemain avec des bulles. Parce que 100 km, ça se célèbre.

 

 

Mercredi 16 : Saint-Vincent-les-Forts, ou l’art de danser avec les nuages

Trop fort à Saint-André ? Direction Saint-Vincent, notre site de repli préféré (après la terrasse du café).

Tout le monde décolle, mais les nuages, ces coquins, ont décidé de surdévelopper. Les averses au loin nous ont forcé à poser avant de finir, avec beaucoup de marge, en éponges volantes.

Petite boisson à la Seyne, puis retour sous des trombes d’eau à Digne. La seule fois où on a vu de la pluie… et nous étions dans la voiture, même pas eu besoin de parapluie.

 

 

Jeudi 17 : Le col de Bleine, ou comment frissonner à 2800 m

4e site de la semaine ! On commence à se sentir comme des nomades du ciel. Eric et Philippe T. ont réussi le cross Col de Bleine – Saint-André. 40 km, c’est court, mais avec des paysages magnifiques… et le vent à couper les oreilles.

Lionel a fait la première transition avant de rentrer prudemment. Parce que même les aventuriers savent quand il faut dire "stop"… ou "j’ai froid".

 

 

Vendredi 18 : Saint-André, ou l’art de voler entre deux nuages

La compétition nous aura une nouvelle fois laissé la place, et le déco est presque pour nous seuls. Ciel couvert, mais pas de pluie. Parfait pour voler sans se mouiller… sauf si on compte les larmes de joie.

Départ vers le Nord, puis le groupe s’est dispersé avec des vols entre 1h45 et 2h15. Comme d’habitude, certains ont traîné en route pour admirer le paysage… ou parce qu’ils avaient oublié leur goûter.

Plafonds impressionnants proches de 3000m, et amusant de voir des plaineux jouer à saute-mouton avec les nuages. Preuve que même en montagne, on reste des enfants.

 

Samedi 19 : Saint-André, ou comment commencer un hold-up… en vol libre

Le zèbre nous abandonne aujourd’hui pour une fête de famille en Espagne. Traître. Il nous laisse en plan, ou plutôt… en l’air.

Nous ne sommes plus que 4, mais toujours aussi doués pour jouer à saute-mouton avec les nuages. Le ciel, plus chargé que d’habitude, nous offre une visite guidée du grand bocal par des chemins très détournés.

Montagne de Coupe et retour pour trois d’entre nous, tandis qu’Éric, lui, décide de prolonger le plaisir en filant vers Coste Longue. Priorités, quand tu nous tiens…

Philippe L., lui, nous quitte dans l’après-midi pour une autre fête de famille.

Soirée resto pour les trois survivants. On se console comme on peut.

 

Dimanche 20 : Saint-André – Pourquoi rentrer quand on peut voler ?
La compétition est finie, mais visiblement, notre capacité à ignorer nos obligations, elle, est intacte. "Juste un petit vol pour profiter du beau temps", qu’on disait.

Trois heures plus tard, on se pose enfin. Montagne de Coupe et retour pour Éric et Philippe T., tandis que Lionel, lui, doit se poser à la Sapet. Parce qu’il faut bien que quelqu’un fasse un atterrissage normal, non ?

Bref, on n’est pas pressés pour rentrer.

Départ de Saint André à 16h30, dépose de Lionel à Chambéry vers 20h, et retour à la maison à 2h du mat’ pour Philippe T., 3h pour Éric, qui, lui, bosse le lendemain. Parce que dormir, c’est une option.

 

Bilan : Une semaine de folie, de vols, et de fous rires
4 sites visités, des vols chaque jour (oui, 9 jours d’affilée, on est des machines), des repas et une intendance si parfaite qu’on aurait cru avoir une mère poule… ou un chef étoilé en mission secrète.

Des paysages à couper le souffle, des atterrissages parfois aussi gracieux que ceux d’un éléphant en tutu, et une conclusion simple : Saint-André, c’est sympa… Et surtout, on a découvert la stratégie qui tue : quand le vent est trop fort, on va voir ailleurs. Génie.

Sans oublier les bons moments à l’attero !

 

Morale de l’histoire : Vous auriez dû être là. Mais bon, on est magnanimes… à condition que la prochaine tournée de bulles soit pour nous. Sinon, on vous déshérite. 🥂